Sentir suffit-il pour modifier durablement notre état ?

Hypnose, entraînement olfactif et stimulation cérébrale : trois études permettent de mieux distinguer l’effet d’une odeur de celui du contexte dans lequel elle est utilisée.

Synthèse de ces études

Respirer une odeur n’est jamais une expérience totalement isolée. L’attention, les attentes, le rituel, les exercices réalisés simultanément et l’état initial de la personne peuvent tous influencer le résultat.

Une étude portant sur 504 participants montre ainsi que, dans un programme numérique de relaxation, l’hypnose explique l’essentiel de l’amélioration observée. L’ajout d’une composante aromatique n’apporte qu’un avantage modeste et l’odeur ne déclenche pas ensuite, à elle seule, une relaxation conditionnée.

Deux autres études ont examiné l’entraînement olfactif après une perte d’odorat liée à la COVID-19. Dans l’une, l’entraînement seul ne faisait pas mieux qu’un placebo. Dans l’autre, son association à une stimulation électrique légère du cortex préfrontal produisait des résultats encourageants. Ces conclusions différentes ne sont pas nécessairement contradictoires : les interventions testées n’étaient pas identiques.

Les idées-forces qui s’en dégagent

  • Une odeur agit toujours dans un contexte sensoriel et psychologique.
  • L’effet d’un protocole combiné ne peut pas être attribué automatiquement à sa composante olfactive.
  • Des résultats encourageants doivent être reproduits avant de devenir des certitudes.

Les limites de ces études

Ces travaux ne démontrent pas qu’une huile essentielle particulière modifie durablement le cerveau. Ils ne mesurent aucun neurotransmetteur. L’étude utilisant l’aromathérapie décrit insuffisamment le matériel aromatique, tandis que les études sur l’anosmie concernent une rééducation olfactive après infection et non un traitement psychoémotionnel par les huiles essentielles.

Les études scientifiques consultées

Schepanski S.N. et al. Promoting relaxation through essential oil-enhanced digital hypnotherapy: A randomized controlled trial, 2026.

Consulter l’étude.

Serrano T.L.I. et al. Olfactory training for the treatment of COVID-19 related smell loss: a randomised double-blind controlled trial, 2025.

Consulter l’étude

Vestito L. et al. A randomized controlled trial of anodal transcranial direct current stimulation and olfactory training in persistent COVID-19 anosmia, 2025.

Consulter l’étude

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Psycho-aromathérapie (aromachologie)

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